L’intervention suggère la présence d’un flux par l’empilement de bois, charié par son courant. Symboliquement, elle inscrit une résistance au mouvement rapide et recrée le lien entre l’homme et son environnement naturel. Elle questionne sur la place de la nature dans l’environnement humain.

Matériau et réalisation
Une ressource naturelle locale est utilisée. Le choix du bois est question de résistance, de dimension des troncs et de provenance. Le choix se porte sur du Pin Douglas. Plus résistant que l’épicéa, exploité localement, son tronc est large et linéaire, ce qui permet d’obtenir des planches de grandes tailles. Le troncs sont écorcés puis coupés en planches de 6cm d’épaisseur, utilisées brutes, bords non sciés.

Les planches de largeur similaire sont assemblées avec des bâtons intercalaires de couleur bleue (effet fluorescent sur deux faces) d’épaisseur variable, donnant forme à des volumes disposés de façon à inscrire un mouvement. L’alignement des bâtons forme des lignes dont l’espacement crée un rythme. La fluorescence des faces bleues s’active avec le déplacement et nous renvoie directement à la présence d’eau, d’un flux. 

La matière bois nous parle de l’environnement naturel, l’empilement de l’action de l’homme sur la nature et le bleu scintillant des bâtons nous renvoi à la rivière, au lac. De teinte claire lorsqu’il est jeune, le bois devient plus foncé avec le temps. Après 1 à 2 ans, il prend une teinte gris-foncé. La durée de vie dépend de la qualité du bois utilisé (notamment la période de la coupe) et est estimée à une dizaine d’années.

Il est important de prendre en compte que la dégradation naturelle des planches ne nuit pas au projet, celle-ci est même intéressante car elle offre un contraste du matériau naturel vivant avec les bâtons d’aspect artificiel; la durée de vie de l’ensemble est donc plus grande.